E-mail, cloud, data center : ces clics qui polluent

Impact environnemental des Emails et des Data Centers

Il est commun de penser que l’envoi d’un email est plus écologique qu’une lettre traditionnelle. Cependant, cette perception est trompeuse, car chaque envoi d’email utilise une multitude de serveurs informatiques, générant une consommation d’énergie considérable.

Les serveurs informatiques sont concentrés dans des data centers, et il en existe environ 8,5 millions à travers le monde.

En 2016, la consommation électrique de tous les data centers globaux a atteint 416 térawattheures, un chiffre bien supérieur à celui de la Suisse qui, dans la même année, a consommé seulement 58 térawattheures.

Un fait révélateur : si Internet était un pays, il serait le troisième plus grand consommateur d’électricité mondial, derrière la Chine et les États-Unis.

Les émissions de gaz à effet de serre des data centers dépendent largement des sources d’énergie utilisées pour leur fonctionnement.

S’ils sont alimentés par des énergies fossiles, cela contribue au réchauffement climatique.

Une journée de travail avec des emails représente des émissions équivalentes à un trajet de 11 km en voiture à essence, et nécessite aussi 11 packs d’eau pour le refroidissement des serveurs.

Consommation énergétique des services numériques

Une étude récente a démontré que regarder une vidéo en streaming consomme de l’énergie équivalente à celle de deux à trois ampoules à incandescence durant la durée de visionnage.

Cela souligne le fait que les services de cloud computing, souvent perçus comme virtuels et non polluants, ont un impact environnemental significatif.

Engagements des géants du net

Les grandes entreprises technologiques comme Google et Apple, qui possèdent la majorité des data centers, ont pris des engagements pour améliorer leur empreinte écologique.

Voici quelques-unes de leurs initiatives :

Utilisation d’énergies renouvelables :
Apple : 83 % des serveurs iTunes fonctionnent avec des énergies propres.
Google : 56 % des serveurs utilisés pour YouTube utilisent aussi des énergies renouvelables.

Techniques innovantes de refroidissement :
– Certains data centers utilisent de l’eau de mer pour refroidir les machines.
– D’autres récupèrent la chaleur produite pour chauffer des quartiers ou des villes.

En revanche, Netflix est souvent critiqué pour sa dépendance aux énergies non renouvelables, utilisant 56 % de charbon ou de nucléaire et seulement 17 % d’énergies renouvelables.

Actions personnelles pour réduire l’empreinte écologique

Bien que les géants du net aient pris des mesures louables, chaque individu peut aussi agir pour réduire son empreinte carbone.

Voici quelques suggestions :

  • Suppression des anciens emails : Éliminer les emails non pertinents stockés depuis des années.
  • Limitation des destinataires : Réduire le nombre de personnes à qui l’on envoie des messages.
  • Consommation audiovisuelle consciente : Se questionner sur la nécessité de regarder des vidéos en 4K ultra HD, lorsque des résolutions moins élevées suffiraient.

Ainsi, bien qu’il s’agisse de petites actions, leur cumul pourrait transformer notre utilisation du cloud et réduire son impact environnemental.

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